Esclavage en Chine
Par Bistoo le mardi, juin 12 2007, 10:06 - Chine - Lien permanent
La vie c'est pas toujours drole alors aujourd'hui, on va rester serieux. L'article original est du Monde, j'ai modifie le texte initial pour y ajouter quelques precisions glanees ici ou la (et puis parce que j'ecris vachement plus mieux aussi mais ca, faut pas l'dire)
En fin de semaine (mois?) dernière, dans une briqueterie du village de Caosheng, dans la province du Shanxi, 31ouvriers-esclaves (apparemment 32 en tout avant la mort d'un des detenus) ont été délivrés par la police, 8 d'entre eux ne se souviennent que de leur nom et ne savent meme plus de quelle ville ils sont oririginaires. Certains etaient detenus depuis plus d'un an dans ce camp de fabrication, tenu par le fils d'un dirigeant de la ville.
Depuis le début 2006 donc, ils se levaient chaque matin à 5 heures, pour finir a 1 heure... le lendemain matin, soit 20 heures de travail par jour. 11 geoliers (7 ont ete arretes, 4 courent toujours) etaient en charge de s'assurer qu'aucun de ces "travailleurs" ne pouvaient quitter l'"usine".
Ils dormaient par terre, sur un sol juste recouvert d'un peu de paille en hiver, où ils souffraient constamment du froid. La nuit, leurs geôliers verrouillaient les portes du dortoir. Pour toute nourriture, ils ne mangeaient que du "mantou", un pain chinois, buvaient de l'eau froide et avaient 15 minutes en guise de pause repas.
Ces informations ont été relayees par les principales chaines de television nationales, l'agence de presse Chine nouvelle et quelques grands quotidiens dans un pays où, en dépit du contrôle sévère exercé sur la presse, de tels scandales ne peuvent plus être passés sous silence, à l'heure où le pouvoir central souhaite assainir et affaiblir les baronies locales. Le propriétaire de la briqueterie a été arrêté, et son père, secrétaire du Parti, mis en examen.
Le quotidien pékinois Les Nouvelles de Pékin avance que l'un des esclaves de la briqueterie aurait été battu à mort, a coups de pelle (un marteau?), parce qu'il ne travaillait pas assez vite. Les "ouvriers" ne disposaient évidemment de rien pour se laver, et ce journal, qui révèle souvent des faits divers illustrant les réalités sociales de la Chine contemporaine, écrit : "Lors de leur libération, la crasse sur leur peau était si épaisse qu'on aurait pu la gratter au couteau..."
Les médias en profitent aussi pour rappeler que, dans des zones reculées et pauvres de cette même province, une trentaine d'autres esclaves avaient été découverts en 2006, après qu'un des leurs eut réussi à s'enfuir.
Source: Le Monde, Japan Today, Shanghai Daily