La vie c'est pas toujours drole alors aujourd'hui, on va rester serieux.
L'article original est du Monde, j'ai modifie le texte initial pour y ajouter
quelques precisions glanees ici ou la (et puis parce que j'ecris vachement plus
mieux aussi mais ca, faut pas l'dire)
En fin de semaine (mois?) dernière, dans une briqueterie du village de
Caosheng, dans la province du Shanxi, 31ouvriers-esclaves (apparemment 32 en
tout avant la mort d'un des detenus) ont été délivrés par la police, 8 d'entre
eux ne se souviennent que de leur nom et ne savent meme plus de quelle ville
ils sont oririginaires. Certains etaient detenus depuis plus d'un an dans ce
camp de fabrication, tenu par le fils d'un dirigeant de la ville.
Depuis le début 2006 donc, ils se levaient chaque matin à 5 heures, pour
finir a 1 heure... le lendemain matin, soit 20 heures de travail par jour. 11
geoliers (7 ont ete arretes, 4 courent toujours) etaient en charge de s'assurer
qu'aucun de ces "travailleurs" ne pouvaient quitter l'"usine".
Ils dormaient par terre, sur un sol juste recouvert d'un peu de paille en
hiver, où ils souffraient constamment du froid. La nuit, leurs geôliers
verrouillaient les portes du dortoir. Pour toute nourriture, ils ne mangeaient
que du "mantou", un pain chinois, buvaient de l'eau froide et avaient 15
minutes en guise de pause repas.
Ces informations ont été relayees par les principales chaines de television
nationales, l'agence de presse Chine nouvelle et quelques grands quotidiens
dans un pays où, en dépit du contrôle sévère exercé sur la presse, de tels
scandales ne peuvent plus être passés sous silence, à l'heure où le pouvoir
central souhaite assainir et affaiblir les baronies locales. Le propriétaire de
la briqueterie a été arrêté, et son père, secrétaire du Parti, mis en
examen.
Le quotidien pékinois Les Nouvelles de Pékin avance que l'un des esclaves de
la briqueterie aurait été battu à mort, a coups de pelle (un marteau?), parce
qu'il ne travaillait pas assez vite. Les "ouvriers" ne disposaient évidemment
de rien pour se laver, et ce journal, qui révèle souvent des faits divers
illustrant les réalités sociales de la Chine contemporaine, écrit : "Lors
de leur libération, la crasse sur leur peau était si épaisse qu'on aurait pu la
gratter au couteau..."
Les médias en profitent aussi pour rappeler que, dans des zones reculées et
pauvres de cette même province, une trentaine d'autres esclaves avaient été
découverts en 2006, après qu'un des leurs eut réussi à s'enfuir.
Source: Le Monde, Japan Today, Shanghai Daily