25 Fév

Theravance Biopharma, mise à jour rapide

Allez, allons-y, c’est l’heure de remettre un peu d’ordre dans le dossier Theravance Biopharma. Vous vous souvenez ? Le truc qui change de nom sans arrêt et qui fait des spin-offs inversées. Les développements récents sont intéressants car ils lèvent un certain nombre d’incertitudes sur la société ; en effet, les ventes de GSK sur Breo et Anoro semblent accélérer et d’autres accords de développement ont été signés, ce qui permet de se faire une meilleure idée du potentiel de la société.

Au niveau investisseurs, Neil Woodford est venu se greffer au capital. Nous avons également Michael Burry, rendu récemment célèbre dans le livre, puis film, « The big short », et dont le portefeuille ressemble fortement au mien (à part les bancaires). Nous sommes donc en bonne compagnie, avec toujours Klarman et GSK. Le laboratoire Mylan est également rentré au capital. Les rentrées de Woodford et de Mylan se sont faites au prix de dilutions malheureusement, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Au niveau opérationnel, il se trouve que les ventes d’Innoviva (anciennement Theravance) ne sont pas si mauvaises que ça, ce qui laisse augurer d’un futur plutôt sympa pour la combinaison triple, dont TBPH est l’heureux propriétaire à 85%. Le milliard de valorisation pour cette combinaison triple aujourd’hui en phase 3 financée par GSK ne semble toujours pas délirant.

De plus, non seulement l’actif financier principal de la société semble être en mesure de tenir son rang, mais les dossiers annexes progressent également ; Mylan a acheté les droits du TD-4208 (200 millions hors profit-sharing), le Vibativ poursuit son (un peu poussif) bonhomme de chemin, et tous les projets avancent dans le pipeline.

Il y a également la création d’une joint-venture avec Celgene, Trek Therapeutics dont le but est de développer des traitements pour les maladies infectieuses dans le monde entier (comprendre hors US et EU). Les deux premiers produits développés par Trek ciblent l’hépatite C ; le premier produit a été acheté à Boehringer et le deuxième est issu de la recherche de Theravance Biopharma.

Conclusion, pour la modique somme de quelques centaines de millions, nous avons en portefeuille un potentiel de quelques milliards, si ceux-ci ne sont pas engloutis dans la R&D inefficace (ce qui est loin d’être le cas jusqu’à présent) ou s’ils ne sont pas dilués dans des distributions d’actions à gogo (ce qui est un peu le cas quand même). Je ne pensais pas dire un jour du bien d’une société affublée du sobriquet Biopharma. C’est maintenant chose faite.

Une pensée sur “Theravance Biopharma, mise à jour rapide

  1. Je n’ai pas pu non plus trouver les anciens 13F. Pourtant, Scion Asset Management existe depuis 2013 (à ne pas confondre avec Scion Capital son ancien fond fermé début 2009). Il me semble que c’est parce-que la SEC ne demande un 13F que dans le cas ou les AUM – Assets Under Management – sont supérieurs à 100 millions de dollars. Ils sont aujourd’hui reportés à 79 millions mais peut-être sont-il brièvement passés au delà de la barre des 100 pendant l’été. On aura donc sans doute pas le droit au prochain 13F…

    Cette citation me fait me demander si il possède toujours TBPH et les autres stocks listés après deux mois car il ne semble pas particulièrement adepte du buy and hold.

    « I prefer to buy within 10% to 15% of a 52-week low that has shown itself to offer some price support. That’s the contrarian part of me. And if a stock — other than the rare birds discussed above — breaks to a new low, in most cases I cut the loss. »

    J’ai regardé également son investissement qui a le plus baissé depuis le 31 janvier, CYH mais on touche mes limites éthiques. C’est un groupe d’hôpitaux qui se spécialisent dans les petites villes rurales où dans 80% des cas ils ont un monopole et ensuite font payer les gens sans assurance santé jusqu’à 10-15 fois le vrai cout des soins. Difficile d’imaginer pire, à part peut-être Valeant…

    Quels sont les investissements que vous avez en commun?
    Moi: Bank of America, Apple, IBM.

    Étant donné le gout de Burry pour les situation dites « Ick » je m’étonne qu’il ne soit pas sur SHLD…

    « My strategy isn’t very complex. I try to buy shares of unpopular companies when they look like road kill, and sell them when they’ve been polished up a bit. »

    “Ick investing means taking a special analytical interest in stocks that inspire a first reaction of ‘ick.’ I tend to become interested in stocks that by their very names or circumstances inspire unwillingness – and an ‘ick’ accompanied by a wrinkle of the nose on the part of most investors to delve any further.”

    • Effectivement, pas moyen de savoir s’il est toujours dessus ou pas. Nous avons IBM, Apple et TBPH en commun, pas le reste. Ce qui est amusant, c’est que 3 de ses plus grosses positions sont aussi 3 de mes plus grosses positions (IBM – PSX – TBPH – AAPL pour être exact).

      Pas de SHLD de mon côté, je fais des aller-retours, mais je n’ai pas de conviction dessus. C’est difficile de faire une transition de business alors que tout est en train de passer en ligne (d’Amazon à Walmart). Il y a de l’immobilier certes mais il y a le problème des pensions qui ne fait qu’enfler à mesure que les taux baissent (ce qui n’est pas propre qu’à SHLD, il y en a bien d’autres). Je préfère regarder de dehors, comme un feuilleton.

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